La dynastie Barre : Jean-Auguste Barre

(23 septembre 1811 - 5 février 1896)

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Les Barre font partie des dynasties des graveurs français entrées dans la légende mais, si leurs monnaies, leurs médailles, leurs timbres, leurs billets et leurs sculptures sont connues de tous, eux le sont beaucoup moins.

Projets pour la pièce de 2 sapèques pour la Cochinchine 1879. Auguste Barre. (Monnaie de Paris | Photo F.Neuwald)

Aîné de sa fratrie, Auguste est connu comme un sculpteur et un dessinateur de grand talent, mais aussi un excellent graveur. Très attaché à son père, il l’aida bien souvent et, en l’absence de son frère Albert, c’est Auguste qui le remplaçait à la Monnaie.

« C’est pour cela qu’il fut chargé à titre provisoire des fonctions de Graveur Général » explique Henri Regnoul-Barre « afin que soit achevée l’oeuvre de son frère, que la mort avait interrompue. Auguste Barre était l’élève du sculpteur Cortot, auquels nous devons, entre autres, l’apothéose de Napoléon Ier qui orne l’Arc de Triomphe face aux Champs-Élysées à Paris. »

Tombe d’Alfred de Musset au cimetière du Père-Lachaise . Buste de Jean-Auguste Barre. (Source wikimedia.org)

S’il faut mettre l’accent sur certaines œuvres de Jean-Auguste Barre, citons les bustes de son ami Alfred de Musset, qui orne le tombeau du grand homme au père Lachaise, de son père Jacques-Jean et de son frère Albert. Les deux derniers se trouvent encore à la Monnaie de Paris. Pour ce qui est de la gravure, mentionnons une République, la médaille du Sénat, la médaille de la Musique, et toutes les monnaies de la Cochinchine française, dont vous pouvez admirer ici des dessins faits de sa main.

Auguste Barre s’éteint le 5 février 1896 dans sa propriété de la rue vineuse, à Paris. Il nous laisse l’image d’un artiste sensible et d’un fils aimant, passionné par son art.

Jacques-Jean, son ineffable talent et son poignant passé, Désiré-Albert et sa tendre complicité filiale, Jean-Auguste et sa sensibilité toute artistique… À n’en pas douter, la dynastie des Barre n’est pas près de s’effacer de nos mémoires.

Un immense merci à ceux qui nous ont permis de rédiger cet article, de prendre les photos qui l’illustrent et dont nous mettons parfois la patience et la gentillesse à rude épreuve : Dov Zerah, bien sûr, directeur de la Monnaie de Paris, Jean-Marie Darnis, archiviste en chef de l’Hôtel de la Monnaie sans qui nous serions totalement perdus, Jean-Luc Desnier, chargé du Médaillier de la Monnaie de Paris et tous ceux qui nous ont aidé de leur mieux.

Cristina Rodriguez

Article précédemment publié dans Numismatique et Change N°368 Février 2006

Galerie de la dynastie Barre

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