Livres de numismatique

Articles disponibles

Lucien Bazor

Le nom de Lucien Bazor, Graveur Général des monnaies à la Monnaie de Paris de 1930 à 1958, est sans doute aussi célèbre que le personnage lui-même est méconnu. « En ce 14 juillet, Lucien Bazor, ancien Graveur Général des monnaies, est décédé. Il avait pris sa retraite en 1958, après 28 ans de carrière administrative.» Annonçait une parution officielle la Monnaie de Paris en 1974. Ayant officié durant presque 30 années, on pourrait croire que la documentation concernant le graveur est abondante. Il n’en est rien, et…

Jean Varin, de l’homme à la légende

Descendant d'une famille de sculpteurs et de médaillistes, Jean Varin est célèbre pour les oeuvres qu’il exécuta sous les règnes de Louis XIII et de Louis XIV, mais il est aussi l’homme sous la pression duquel se généralisera, dans les ateliers monétaires français, l'usage du balancier.  Les origines de Jean Varin (ou Warin) sont bien obscures, et les sources concernant ses jeunes années sont si réduites, ou tellement confuses, s'y mêlent tant de contradictions, qu’elles resteront probablement toujours soumises à caution.…

Le monnayage mécanique sous Louis XIII

Pour en comprendre les tenants et les aboutissants, il nous faut remonter jusqu’en 1550 alors qu’Henri II envoya Aubin Olivier, un mécanicien français, à Augsbourg. Celui-ci avait entendu dire qu'un orfèvre du nom de Marx Schwab, utilisait pour ses fabrications de bien étranges machines, à savoir laminoirs, coupoirs et balancier. Au bout de quelques mois, le bon Oliver revint à Paris avec son nouveau Matériel, qu'il installa dans un atelier qui prit le nom de Monnaie du Moulin. L'atelier poursuivit une activité réduite sous…

Varin au sein de la réforme monétaire

Ce que l'on appelle « la réforme de Louis XIII de 1640 » est en fait l'évolution logique de la mécanisation du monnayage. Le commerce et l’industrie se développant, il fallut augmenter la production pour palier les manques et faciliter les échanges. Un début de règne difficile, marqué au fer rouge par la Fronde, eut pour conséquence la fuite des capitaux à l’étranger, et par ricochet, une pénurie de métaux précieux puisque, si ces derniers quittaient le territoire, il n’y entraient guère. Louis XIII décida alors de…

Dérives sémantiques…

« Premier poinçon » et « deuxième poinçon ». Voici comment certains nomment respectivement l’effigie de Louis XIII au buste entièrement drapé à l'antique réalisée par Jean Varin, et le même Louis au buste drapé et cuirassé. « Cette appellation est une hérésie. » Affirme l’expert Numismate Jean-Pierre Garnier. « On se sert d’un poinçon pour faire des coins et, du premier type, il existe plusieurs poinçons, tout comme du le second. Cette appellation ne veut donc strictement rien dire. Il faudrait plutôt parler…

10 louis 1640 : une monnaie mythique

Le 10 louis 1640 à l'effigie de Louis XIII gravée par Jean Varin est la plus lourde monnaie d'or royale française. Elle pèse plus de 66 grammes et mesure près de 4,50 cm de diamètre. Ici, dans la paume de ma main, vous pouvez vous rendre compte de ce que cela peut représenter en terme d'échelle. Au droit : LVD.XIII.D.G. FR.ET.NAV.REX., tête du Roi laurée à droite ; dessous : 1640 Au revers : .CHRS.-.REGN.-.VINC.-. IMP., croix formée de quatre paires de L couronnées, cantonnée de quatre lis ; au centre : A. …

Jean Varin, faux monnayeur ?

0Tout a commencé par un pavé dans la mare lancé par Tallemant les Réaux dans ses Historiettes (1). Il y accuse ouvertement Jean Varin d'avoir fait de la fausse monnaie avant de venir en France. Le célèbre graveur aurait-il eu une âme de faussaire ? Certains y croient encore mais rien n'est moins sûr. Tout porte à croire que la « malédiction des homonymes », qui a donné tant de fil à retordre aux biographes de Varin et à moi-même, ait encore frappé dans ce cas précis. En effet, au début du XVIIe siècle, à Liège, un certain…

Les génies se trompent aussi…

Un article dans le Bulletin de la Société Française de Numismatique de décembre 2001 faisait état de la communication de Jean-Pierre Garnier au sujet de la monnaie que vous pouvez voir ici. Elle vous parait tout à fait normale ? Relisez bien la date ! « Pourquoi personne n’avait jamais remarqué cette erreur avant ?  Je pense que c’est tout simplement parce que ces types de monnaies sont si semblables, frappées au balancier et présentant la même légende disposée de la même façon, que l’on anticipe leur lecture.…

Les dessins inédits de Jean-Baptiste Daniel-Dupuis

Lorsqu’on observe une monnaie, on ne réalise pas toujours le travail exigé par une telle réalisation. Les dessins inédits de Jean-Baptiste Daniel-Dupuis nous font prendre conscience de l’importance des détails et de la passion des graveurs pour leur métier. Jean-Baptiste Daniel-Dupuis, est né dans la ville de Blois le 15 février 1849. Fils d’un artiste peintre, il baignera dans le milieu artistique dès son plus jeune âge, et c’est encore adolescent qu’il embrassera lui aussi la carrière des arts. Il n’avait que 16…

Tiolier, le briseur de viroles

La virole brisée... L’idée n’était certes pas nouvelle mais ce fut bien Tiolier qui permit son perfectionnement et sa mise en place. La virole est une pièce mécanique qui sert à donner une forme ronde à la monnaie, et à fixer son diamètre. Un peu comme le cerclage d’un moule à gâteau. La virole brisée diffère de la virole pleine du fait qu’elle peut être divisée en plusieurs morceaux égaux, appelés « mâchoires ». Sur ces mâchoires sont gravées, généralement en creux, des lettres ou tout autre signe, ce qui permet…
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